Libération de la femme : faut-il brûler nos soutiens-gorge ?

Libération de la femme : faut-il brûler nos soutiens-gorge ?

Depuis quelques temps, nous entendons de plus en plus parler de résistance aux injonctions faites aux femmes. Par exemple, celles liées à l’épilation et au port du soutien-gorge. Une nouvelle injonction ? En effet, la libération de la femme passe-t-elle obligatoirement par le passage au feu de nos soutiens-gorge ?

Libération par l'arrêt du port de soutiens-gorge : soutiens-gorge séchant sur un fil à linge
Luisella Planeta Leoni de Pixabay

La lingerie féminine, une façon de contraindre la femme ?

Corsets, gaines et soutiens-gorge

Quand on pense à lingerie au travers du temps, nous pensons souvent à « corset », « gaine » ou « soutien-gorge ». Effectivement, ces pièces de lingerie semblent avoir pour seuls objectifs de :

  • Donner une silhouette uniforme répondant aux normes de beauté de chaque époque
  • Contraindre le corps et son fonctionnement (armatures plus ou moins importantes limitant la respiration et ou le mouvement des seins)
  • Cacher ou révéler certaines parties sexualisées selon les circonstances.

Mais cette vision ne reflète pourtant qu’une partie récente de l’histoire des sous-vêtements.

Libération par l'arrêt du port de gaines, corset et soutiens-gorge : dessin d'un corset
b0red de Pixabay

Histoire de la lingerie

Effectivement, avant d’être corsetées, nous sommes passées par les étapes suivantes :

  • Des bandes et bandelettes cachant et comprimant les formes dans l’Antiquité
  • Une simple chemise, un bandeau de toile sur les seins et des jarretières comme sous-vêtements au Moyen-Age (adieu la culotte)
  • A la Renaissance, toujours pas de culotte mais une chemise blanche, un corsage rigidifié (vertugadin ou garde-infante)
  • Au 17e siècle, le corset toujours présent est réservé à l’aristocratie et la dentelle fait son apparition
  • Le corset finit par s’assouplir et de nouveaux venus font leur apparition (paniers et jupons)
  • Au 18e siècle, le corset amélioré fait de la résistance, le panier laisse place à la crinoline et les pantalons refont une apparition
  • Enfin, au 19e siècle, nous passerons par le corset droit-devant en partie rigide, puis la guerre amènera des sous-vêtements plus pratiques…

Mais je te laisse découvrir la suite de cette histoire de lingerie en vidéo :

Et en bonus, celle des 100 ans de lingerie masculine.

Libération de la femme par l’abandon des soutiens-gorge

Les féministes ont-elles vraiment brûlé leur soutien-gorge en 1968 ?

Vrai symbole ou pure intox ?

En fait, il semblerait bien que ce soit une intox. Cela ne serait jamais produit.

Et cette rumeur serait uniquement partie d’une intention exprimée par des manifestantes contre le concours de Miss Amérique et reportée dans le New York Post.

En effet, celles-ci avaient déclaré vouloir jeter dans la « poubelle de la liberté » tous les symboles de stéréotypes féminins (ex : faux-cils ou soutiens-gorge). Et elles l’auraient fait si elles n’avaient pas risqué de se faire arrêter comme le leur avait prévenu le chef de la police en service.

L’absence de soutiens-gorge, vrai symbole de libération ou nouvelle injonction ?

Les arguments « pour »

Le « no bra », nouveau mouvement féministe encourage à ne plus porter cet accessoire pour se libérer de ce symbole d’oppression féminine.

Mais ce n’est pas la seule raison qui pousse certaines femmes à le laisser tomber. Ainsi, parmi les raisons évoquées, nous retrouvons les suivantes.

Par exemple, contrairement aux idées reçues, le soutien-gorge n’empêcherait pas les seins de tomber. En fait, il aurait même l’effet inverse. En effet, le sein perdrait même de son soutien naturel. Mais ce ne serait pas irréversible. Ainsi, en se privant de soutien-gorge, parmi les avantages, l’inconfort des premiers temps disparaîtrait et le sein retrouverait naturellement son maintien au bout de quelques semaines.

D’autre part, les afficionadas du « no-bra » font part d’une liberté retrouvée.

Et puis, il faut avouer que la lingerie féminine est particulièrement coûteuse. De ce fait, s’en passer entraîne de vraies économies.

Enfin, ils mettraient à mal la circulation sanguine et lymphatique, ou du moins certains d’entre eux (ex : push-ups).

Par contre, le lien entre le cancer du sein et le port du soutien-gorge est une intox.

Les arguments « contre »

Comme nous l’avons vu précédemment, les arguments contre l’arrêt du port du soutien-gorge n’en sont plus (ex : les seins qui tombent ou le confort).

Néanmoins, cela doit-il nous empêcher d’en porter ? Par exemple, pour séduire ou pour faire du sport ?

En ce qui me concerne, bien que féministe, je ne peux m’empêcher de penser que l’on remplace parfois une injonction par une autre.

En effet, j’ai envie de pouvoir décider moi-même de ce que je souhaite conserver dans ma vie. Et le soutien-gorge en fait partie.

Comme de la même façon, je ne juge pas les femmes souhaitant devenir mère au foyer. Car être féministe, selon moi, c’est se battre pour l’égalité de tou.te.s en termes d’opportunités, de droits… et de choix. En effet, cela ne doit pas vouloir signifier obliger les autres à vivre un modèle qui n’est pas le leur.

Qu’en penses-tu ? Es-tu prête à te passer de soutiens-gorge ? Et pour quelles raisons ?

Témoigne via les commentaires.

Au plaisir de te lire.

Sophie

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