Reconnaissance au travail : un besoin essentiel

Reconnaissance au travail : un besoin essentiel

La reconnaissance au travail - Je-tu-elles.com

La reconnaissance au travail est un besoin essentiel. Effectivement, derrière cette quête de reconnaissance, se cache un désir d’intégration, d’appartenance au groupe mais pas seulement. En fait, cela permet également de combler cette recherche tout aussi nécessaire de sens et d’utilité chère à chacun d’entre nous.

Mais qu’est-ce que la reconnaissance au travail ? Comment en reconnaître les signes ? Quelles en sont les conséquences sur la vie et la santé des salariés ? Et quel en est l’impact sur l’entreprise ? Et enfin, comment faire quand le manque de reconnaissance devient une souffrance ?

Retrouvez ici toutes les réponses à vos questions et même plus.

Qu'est-ce que la reconnaissance au travail ?

Définition de la reconnaissance

La reconnaissance se définit comme : 

  • le fait de reconnaître  quelqu’un ou quelque chose
  • l’action d’admettre quelque chose comme vrai, réel ou encore légitime
  • le fait de concéder une action et ses bénéfices à son auteur ou responsable
  • ou le sentiment d’être redevable envers une personne nous ayant apporté un bienfait.

"La reconnaissance est le sentiment d'un bienfait."

Vauvenargues

Synonymes et antonymes (contraires) de la reconnaissance

Synonymes de reconnaissance

  • Gratitude,
  • gré,
  • légitimation,
  • récompense,
  • remerciement.

Antonymes de reconnaissance

  • Ingratitude,
  • dénégation,
  • déni,
  • désaveu,
  • négation.

Définition de la reconnaissance au travail

La reconnaissance au travail pourrait donc se définir de la façon suivante : 

  • le fait de reconnaître les atouts de quelqu’un pour une activité réalisée
  • l’appréciation du travail réalisé par un individu (pratique, engagement personnel, bénéfices)
  • l’attribution à son auteur du mérite d’une action professionnelle et de ses résultats 
  • l’expression de la gratitude envers le collaborateur qui, de par son action ou son engagement, a contribué à l’activité et à la santé de l’entreprise.

"La reconnaissance est la mémoire du coeur."

Hans Christian Andersen
Reconnaissance, mémoire du coeur

Et maintenant que nous avons défini ce que nous entendions par la reconnaissance au travail, voyons ensemble les différents aspects qu’elle peut recouvrir.

Les différentes formes de reconnaissance

En fait, nous avons souvent une vision limitée des apparences que peut prendre la reconnaissance. Et pourtant, elles sont bien plus nombreuses que nous le pensons.

La reconnaissance au travail selon Jean-Pierre Brun

Jean-Pierre Brun, fondateur de la Chaire en gestion de la santé organisationnelle et de la sécurité du travail de l’Université Laval, est considéré comme un spécialiste de la QVT (qualité de vie au travail) et de l’efficacité organisationnelle. Et cet expert est convaincu de l’impact de la reconnaissance au travail sur la santé mentale. Et il est d’ailleurs le co-auteur de deux ouvrages sur le sujet

Ce spécialiste a défini 4 formes de reconnaissance au travail que je vous laisse découvrir ici.

Les 4 formes de reconnaissance au travail

1 - La reconnaissance existentielle

Cette forme de reconnaissance s’intéresse à la personne elle-même plutôt qu’à l’employé. En fait, vous êtes important.e en tant qu’individu et non pas seulement en tant que collaborateur, comptable, commercial, assistante… De ce fait, cela se traduira par des gestes comme

  • demander des nouvelles des salariés,
  • instaurer de la convivialité,
  • proposer un aménagement horaire,
  • consulter les employés sur une décision… 
2 - La reconnaissance de la pratique de travail

La reconnaissance de la pratique de travail va, quant à elle, mettre l’accent sur la qualité du travail accompli par les salariés. Vous avez bien fait votre travail et on vous le fait savoir. De ce fait, seront salués par le management ou d’autres collaborateurs, votre rigueur, votre précision, votre savoir-faire… Et en guise de reconnaissance, vous pourrez obtenir des compliments sur votre travail, être invité.e à le partager auprès d’autres personnes…

3 - La reconnaissance de l’investissement dans le travail

Pour ce type de reconnaissance, peu importe les bénéfices apportés. Effectivement, il sera uniquement question ici des efforts portés pour les atteindre. En fait, vous vous êtes impliqué.e, cela s’est vu et vous en êtes récompensé.e.

4 - La reconnaissance des résultats du travail

Ici, la reconnaissance au travail sera plutôt fonction de l’atteinte des objectifs définis. En fait, on louera votre efficacité et votre contribution aux enjeux de l’entreprise. Et généralement, cela se traduira par une prime, de l’intéressement aux bénéfices…

4 formes de reconnaissance au travail

Authenticité, proximité et spécificité

Toujours selon Jean-Pierre Brun, la gratitude n’aura de véritable valeur que si elle remplit les critères d’authenticité, de proximité et de spécificité.

Assurément, nous apprécierons d’autant plus un remerciement, quelle que soit sa forme, s’il est :

  • sincère et personnalisé,
  • exprimé au moment-même ou peu de temps après l’événement concerné,
  • et lié à un fait précis.

Pourquoi avons-nous besoin de reconnaissance ?

Peut-être connaissez-vous la Pyramide des besoins de Maslow. En fait, ce schéma pyramidal met en évidence les 5 types de besoins de l’être humain par ordre d’importance. 

Ainsi, dans un  premier temps, une personne devra satisfaire avant tout ses besoins primaires liés à sa survie (ex : se nourrir). Puis, elle s’inquiètera de sa sécurité (ex : logement, travail…). Ensuite, elle se préoccupera de trouver amitié, amour et reconnaissance. Et pour finir, l’ultime étape : l’accomplissement de soi.

De ce fait, si vous avez de quoi vous nourrir, un toit sur la tête et une activité professionnelle, d’autres besoins se font sentir (estime et accomplissement de soi).

Estime

Derrière ce besoin d’estime, il faut voir la confiance, le respect de soi, la reconnaissance et l’appréciation des autres. En fait, nous avons besoin de trouver notre place, de nous sentir à la fois intégrés et appréciés.

Accomplissement de soi

Et quand il s’agit d’accomplissement de soi, il faut comprendre besoin de se sentir utile et de trouver du sens.

De ce fait, vous l’aurez compris, ce besoin de reconnaissance est tout à fait naturel.

Pyramide des besoins de Maslow

Quelles sont les conséquences d'un manque de reconnaissance au travail ?

Comme évoqué précédemment, il est normal de ressentir un besoin de reconnaissance. Mais que se passe-t-il quand cette reconnaissance est absente de notre vie professionnelle ?

Les conséquences d'un manque de reconnaissance pour un salarié

En fait, parmi les conséquences probables, nous avons tout d’abord la baisse de motivation.

Effectivement pourquoi se donner à fond si notre travail n’est pas apprécié à sa juste valeur ? Voire même pourquoi rester dans cet environnement ?

Mais le manque de motivation et la recherche d’un nouveau poste ne sont pas les seules conséquences possibles. Effectivement, il peut arriver que cela joue aussi sur notre santé mentale.

En fait, détresse psychologique, stress, dépression et le burn-out peuvent être également de la partie.

Et si cela un réel impact sur nous, cela en a tout autant pour les entreprises.

Les conséquences du manque de reconnaissance pour les entreprises

Tout d’abord, les entreprises subissent comme les salariés la démotivation de ces derniers. Assurément, celle-ci entraînera une baisse de productivité dans l’organisation.

Ensuite, le climat est tout de suite plus compliqué dans une équipe si le management ne sait exprimer sa reconnaissance quand elle est justifiée ou s’il ne le fait pas de manière équitable.

En outre, le départ des employés l’obligera à devoir consacrer du temps à la formation et l’intégration des nouveaux salariés. 

Enfin, les entreprises devront faire face aux absences maladie des collaborateurs en détresse psychologique.

De ce fait, à l’ère où la qualité de vie au travail (QVT) est mise en avant, autant dire que les entreprises gagneront vraiment à pratiquer la reconnaissance au travail. Et d’ailleurs, certaines organisations l’ont bien compris et mettent en place des politiques de reconnaissance où elles détaillent les pratiques associées.

Etes-vous reconnu.e au travail ?

Comment savoir si je suis reconnu.e dans mon travail ?

La reconnaissance jugée majoritairement insuffisante en entreprise

C’est ce que montre une enquête réalisée en 2016 par FIDAL (cabinet d’avocats), l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) et Amplitude (cabinet de conseils).

Source : Enquête 2016 FIDAL, ANACT, Amplitude sur la reconnaissance au travail en France

Effectuée auprès de 400 acteurs des Ressources Humaines en France, cette étude révèle qu’en matière de politique de reconnaissance au travail :

  • seuls 9% considèrent que leur entreprise « fait ce qu’il faut »
  • la reconnaissance est davantage basée sur les résultats que sur l’effort
  • la politique de reconnaissance des collaborateurs peut être améliorée (57%)
  • cette politique peut faire l’objet d’un profond changement dans un avenir proche selon uniquement 13% des personnes interrogées.

Et si nous ne savions pas reconnaître les signes de reconnaissance au travail ?

La reconnaissance n’est pas toujours là où le suppose. En fait, nous avons tendance à croire que seules les augmentations de salaire, les primes et autres promotions sont vraiment gages de reconnaissance. Mais elle peut également se manifester d’une autre façon. Ainsi, elle peut aller du simple remerciement à l’attribution de nouvelles activités de confiance, en passant par la communication d’informations stratégiques. De plus, les sources de reconnaissance ne se limitent pas au seul management d’une organisation. 

Quelles sont les sources de reconnaissance au travail ?

Nous nous focalisons souvent sur celle provenant du management. Et pourtant, les sources sont bien plus larges que cela. De ce fait, ne les négligez pas car elles sont souvent liées. Assurément, si vous êtes estimé.e par un client ou la majorité de vos collègues, il est probable que la reconnaissance de votre manager finisse par suivre.

Source : Enquête 2016 FIDAL, ANACT, Amplitude sur les sources de reconnaissance au travail en France

Et maintenant que nous savons que le management n’est pas le seul vecteur de reconnaissance,  vous sentez-vous davantage reconnu.e dans votre activité professionnelle ? Non ? Alors allons plus loin avec ces quelques exemples de reconnaissance au travail sous forme de questionnaire.

Questionnaire : Etes-vous reconnu.e professionnellement ?

Je vous propose ce questionnaire rapide pour évaluer la qualité de reconnaissance dont vous bénéficiez actuellement au travail. 

Cependant, attention, il n’est en aucun cas exhaustif. 

De plus, chaque question prise isolée ne saurait statuer sur le degré de reconnaissance. 

En outre, nous n’attendons pas tou.te.s la même chose dans ce domaine. Par exemple, nous ne sommes pas tou.te.s à la recherche d’autonomie. En fait, ces questions ont surtout pour objectif de vous montrer que la reconnaissance peut prendre différents aspects.

1 - Autonomie et prise de décisions

Etes-vous autonome, libre de décider de quelle façon vous accomplissez votre travail et/ou de votre organisation ? 

Ou, au contraire, devez-vous rendre des comptes à chaque étape et demander l’autorisation avant de prendre des décisions ?

2 - Respect

Recevez-vous l’estime des autres salariés (collègues et clients internes) et de votre direction, en tant qu’individu et pour vos réalisations ?

Ou bien êtes-vous traité.e injustement et votre travail ou votre engagement méprisés ?

3 - Appréciation de la qualité du travail

Recevez-vous des commentaires positifs sur votre travail ?

Ou votre travail est-il ignoré voire dénigré, sous-évalué ?

4 - Promotions et évolution

Vos perspectives de promotion et/ou d’évolution sont-elles satisfaisantes ?

Ou vous trouvez-vous actuellement dans une impasse ?

5 - Salaires et autres avantages financiers (ex : primes, actions...)

Vos conditions de rémunération sont-elles représentatives de vos résultats, voire même de votre engagement (à rapporter aux ressources, pratiques (…) de votre entreprise) ?

6 - Efforts et résultats

Votre implication dans le travail est-elle appréciée ? Vos succès sont-ils récompensés ?

La reconnaissance au travail par les mots
7 - Légitimation

Votre travail et ses fruits vous sont-ils attribués ou leur mérite est-il récupéré par d’autres personnes ?

8 - Communication

Avez-vous accès à des informations stratégiques et/ou habituellement partagées de façon limitée ?

9 - Processus de décision

Votre avis est-il considéré lors de la prise de décisions ?

Ou subissez-vous l’ensemble des décisions prises pour vous ?

10 - Votre niveau de formation vs le travail confié

Votre emploi correspond-il à votre niveau et à votre type d’études ? Ou êtes-vous sous-employé.e ?

11 - Soutien social

En cas de difficultés, êtes-vous soutenu.e et encouragé.e ? Avez-vous la possibilité de vous exprimer ? Et obtenez-vous des ressources supplémentaires ?

12 - Equilibre sphère professionnelle et vie personnelle

Votre manager tient-il compte de vos impératifs personnels ou la priorité doit-elle toujours être donnée à la sphère du travail ?

Exemples concrets d'expression de reconnaissance au travail

Parce que nous avons besoin souvent d’exemples concrets, voici quelques signes de reconnaissance au travail :

  • Des remerciements privés ou publics,
  • Un sourire, un geste,
  • Du soutien et de la prévenance en cas de coup dur pro ou perso,
  • Une prime, une augmentation, une promotion,
  • Des récompenses (trophée, award…),
  • L’accord pour une formation que vous demandez depuis longtemps,
  • Des congés accordés alors que la période ne s’y prête pas,
  • Une souplesse dans l’emploi du temps,
  • La mise en avant lors de réunions,
  • Une évaluation positive lors de votre entretien,
  • Des recommandations pour une évolution ou un nouvel emploi,
  • Une confiance accrue sur certains dossiers,

Cela vous parle-t-il ? Peut-être en avez-vous déjà bénéficié ? 

Reconnaissance au travail : pourquoi nos efforts sont-ils parfois ignorés ?

Les 9 raisons pour lesquels nos efforts ne sont pas toujours récompensés

Qui ne s’est jamais dit « mon travail n’est pas récompensé à sa juste valeur » ? Et il est vrai que nous ne récoltons pas toujours les fruits de notre implication, aussi importante soit-elle. Mais qu’en est-il vraiment ?

Une histoire différente

Si nous sommes égaux en droits, nous ne le sommes pas en termes de capacités selon les domaines de compétences. Effectivement, nous n’avons pas les mêmes facilités, la même expérience, les mêmes études… En résumé la même histoire. De ce fait, le travail supplémentaire que vous demandent certains sujets passera complètement inaperçu pour d’autres personnes. Mais, bonne nouvelle, avec le temps et la pratique, vous devriez vous améliorer. Et à défaut, pourquoi ne pas demander des moyens supplémentaires ou une formation ?

L'effet Ikea ou la différence de perception

Connaissez-vous ce biais cognitif (schéma de pensée faussement logique) appelé aussi « Effet de possession » ? En fait, cela pousse les consommateurs à accorder une valeur excessive aux produits qu’ils ont en partie créés. Le terme découle du nom du célèbre fabricant et vendeur de meubles en kit suédois.

Qu'est-ce que l'effet Ikea ?

Ce phénomène, décrit en 2011 par Michael Norton, Daniel Mochon et Dan Ariely, est issu du résultat de trois études montrant que

« le travail seul peut suffire à induire une appréciation plus importante du fruit de notre labeur, même en montant un simple bureau standardisé, une tâche ardue et solitaire peut amener les individus à surestimer leurs (pauvres) créations. »

En fait, plus vous vous investirez dans quelque chose et plus vous lui accorderez de la valeur.

Impact de l'effet Ikea sur la reconnaissance attendue

Et ce phénomène incite, par exemple, une personne à vouloir vendre sa maison plus chère que sa valeur réelle. Et tout cela, parce qu’elle a mis du temps et de l’argent dans une décoration à son goût. Or, un acheteur verra peut-être, dans cette décoration toute personnelle, uniquement des travaux supplémentaires.

Et bien au travail, c’est un peu la même chose. Effectivement, imaginez que vous avez investi des heures, semaines ou mois à mettre en place un système et à le peaufiner. Et là, votre manager vous demande de tout changer ou presque. Car il n’y voit non pas la richesse d’un travail de longue haleine mais uniquement une complexité supplémentaire sans réelle valeur ajoutée. Frustrant, non ?

Méconnaissance du sujet

Les managers ne sont pas toujours experts dans certains domaines purement techniques. Et d’ailleurs, ils se reposent parfois sur leur équipe sur certains sujets. De ce fait, ils n’ont quelques fois pas conscience des difficultés, délais, moyens nécessaires pour mener à bien un projet. Et pour que cela change, pourquoi ne pas prendre le temps de lui détailler la réflexion et les étapes ayant mené aux réussites obtenues ? D’ailleurs, la technique STAR, habituellement utilisée pour les entretiens d’embauche, pourrait bien vous y aider.

"Mauvaises" habitudes

Si vous avez toujours rendu un dossier en une journée, vos interlocuteurs n’accepteront pas toujours un délai supplémentaire. En fait, cela peut vous arriver, par exemple, si vous avez l’habitude de finaliser votre activité sur votre temps personnel (« travail invisible »). Ou si vous ne prévoyez pas de temps pour les aléas. Assurément, il suffit d’un rouage défectueux (maladie, impératif personnel…) pour enrayer la machine. De ce fait, pour éviter d’en arriver là, utilisez la méthode 80/20 (prévoyez 20% d’aléas dans votre emploi du temps). Et surtout, évitez d’emmener le travail à la maison ou de le faire pendant votre pause déjeuner.

Le perfectionnisme

Si vous êtes un peu perfectionniste comme moi, vous avez peut-être tendance à aller parfois bien au-delà de la demande. Et malheureusement, cet effort supplémentaire n’est pas toujours apprécié comme on le souhaiterait. Et d’ailleurs, il arrive même qu’on obtienne l’effet inverse. Car cela peut être considé comme une perte de temps par notre interlocuteur. Frustrant quand on y a mis tout son coeur et son talent, non ? De ce fait, il est parfois préférable, pour les missions les plus urgentes notamment, de se limiter strictement au « cahier des charges » de votre interlocuteur. Et pour les activités qui méritent un investissement supplémentaire, faites-vous plaisir.

Invisibilité

Vous est-il déjà arrivé de ne pas vous rendre compte que votre conjoint est passé chez le coiffeur ou a tondu la haie… ? Certes, cela n’a rien à voir avec le travail. Néanmoins, c’est finalement très semblable. Parce qu’on est préoccupé ou parce qu’on fait certaines activités machinalement, nous ne remarquons pas toujours les changements ou les efforts. Et ce, même s’ils sont bien visibles. C’est pourquoi il est parfois « vital » de laisser de côté sa modestie ou sa susceptibilité et de montrer ce qu’on a fait. Par exemple, un « qu’as-tu pensé du dossier que je t’ai remis ? » peut, l’air de rien, mettre l’accent sur la qualité de votre travail. Et vous permettre d’obtenir le feedback tant désiré.

Parce que c'est jugé comme normal

Ce qui vous semble être un investissement supplémentaire sera peut-être jugé comme normal par une autre personne. Parce que lorsqu’on occupe un emploi, certaines qualités, compétences, prises d’initiatives, sont parfois considérées comme faisant partie du métier. Et ce, même si ce n’est pas inscrit en dur sur sa fiche de poste. Et le seul moyen de le savoir est soit d’en discuter avec son manager soit de regarder comment l’équipe se comporte de son côté. Faites-vous valeur d’exception ?

Engagement personnel versus résultats

Il est toujours décevant de constater que certaines personnes ne s’intéressent qu’aux résultats. En fait, mettre tout notre coeur dans une activité ne garantit en rien le résultat. Et il faut savoir accepter que nous pouvons être jugé.e uniquement sur le résultat. Par exemple, c’est le cas des vendeurs. Assurément, vous pouvez être aimable, avoir le sens du service, vous être préparé.e et pourtant ne pas avoir le meilleur taux de vente.

Le mépris, le déni ou la jalousie

Car même si ce n’est pas le plus fréquent, cela existe bel et bien. Effectivement, certaines personnes vont éviter de reconnaître votre travail pour des raisons parfois mesquines. Par exemple, un mauvais manager pourra s’approprier votre travail pour sa propre promotion. Et dans ce cas, il est évident qu’il serait contre-productif de sa part de vous en accorder la légitimité.

Les 12 conseils à adopter quand le besoin de reconnaissance au travail devient une souffrance

Notre besoin de reconnaissance n’est malheureusement pas toujours satisfait. Et cela peut causer une véritable souffrance au travail qui parfois même nous poursuit jusque chez nous. Car, certaines fois, même si c’est le cas le plus rare, la reconnaissance au travail est effectivement totalement absente. Et d’autres fois, nous ne savons pas la reconnaître, même si nous l’avons devant les yeux. De ce fait, je vous propose quelques solutions utiles pour le vivre mieux ou savoir la percevoir.

S'appuyer sur les bonnes personnes

Comme nous l’avons déjà vu, même si cela est rarement le cas selon moi, certaines personnes nieront votre mérite. Par jalousie, indifférence, égoïsme… Et il ne sert à rien de s’épuiser à vouloir les changer. De ce fait, il vaut mieux, quand c’est possible, s’éloigner de ces personnes toxiques. Ou bien, de passer davantage de temps avec des personnes sincères et bienveillantes. En résumé, se préserver en essayant de rétablir un équilbre sain.

Réapprendre à se connaître au-delà du regard des autres

Avoir un feedback des autres est toujours intéressant quand il s’agit de trouver notre place et de nous intégrer. Néanmoins, cela ne doit pas gouverner notre vie. En fait, votre entourage ne connaît que certaines facettes de votre personnalité. Et pour cause, qui est complètement le ou la même au travail et dans le privé ? Alors prenez en compte les remarques de façon à vous intégrer et grandir mais dans une juste mesure.

Pratiquer la gratitude

Notre cerveau, bien utile dans certaines situations, peut réellement nous handicaper dans d’autres. Effectivement, afin de nous éviter de répéter les mêmes erreurs, il a tendance à nous rappeler davantage les mauvais moments. De ce fait, il est parfois nécessaire de le reprogrammer. Et pour cela, rien de mieux, en fin de journée, que de se forcer à se rappeler les bons moments. Compliments, remerciements, activité complexe réussie…

Aller trouver la reconnaissance dans d'autres domaines

Même si vous passez une grande partie de votre temps dans votre activité professionnelle, ce n’est pas ce qui vous définit complètement. De ce fait, si vous avez du mal à obtenir la reconnaissance méritée au travail, trouvez-la dans vos autres activités ou domaines. Assurément, vous êtes peut-être doué.e en sport, dans les domaines artistiques… Parce que oui, vous avez des qualités et des talents, n’en doutez jamais. 

Accepter la critique et l'échec

Comme le dit l’adage, on ne peut pas plaire à tout le monde. De ce fait, il vous faut l’accepter. Car cela n’enlève en rien ce qu’il y a de bon en vous. En fait, parfois, la différence peut représenter un gouffre difficile à combler. En outre, vous avez le droit d’échouer. Car personne n’est parfait et, si vous arrivez à en tirer les leçons, vous n’en serez que meilleur.e la prochaine fois. Mais pour cela, il faut savoir être à l’écoute, accepter la critique quand elle est constructive et le changement.

Apprendre à parler de ses réussites

Même si cela semble injuste, l’humilité paie rarement aujourd’hui. Mais rassurez-vous, cela ne signifie pas vouloir se mettre en avant à tout moment et pour n’importe quoi. En fait, il s’agit juste de communiquer auprès des bonnes personnes au bon moment. Par exemple, auprès de son manager, en lui demandant son avis ou en lui faisant part de vos idées. Ou bien en ne manquant pas de vous exprimer lors des réunions. Ou encore en préférant le « je » plutôt que le « nous ». Bien sûr, quand c’est bien vous qui avez effectivement réalisé l’action.

Exprimer son mal-être

Vous avez le droit de ressentir un manque de reconnaissance. Mais si vous voulez aller mieux, il vaut mieux savoir à quoi vous en tenir en allant voir les personnes concernées. Car d’une part, vous saurez ce que vous devez améliorer si besoin. Et d’autre part, vous vous rendez peut-être compte que vous vous faites des idées. Parce que, je ne sais pas si vous l’avez déjà constaté mais certains managers ne s’expriment que lorsqu’il y a un problème. De ce fait, il est parfois utile de leur rappeler que, pour obtenir de la motivation dans leur équipe, le feedback positif est également essentiel.

Poser clairement les limites

Vous ne serez pas plus reconnu.e au travail parce que vous dites « oui » à tout. Car si la bienveillance est une belle qualité, crouler sous le travail posera juste la question de votre efficacité à votre management.

Le comble des faveurs attire le mépris d'un homme, au lieu de sa reconnaissance.

Paule Saint-Onge
Savoir dire non

S'investir au juste niveau

Exit la perfection même si ça fait parfois mal au coeur. Effectivement, comme on choisit ses combats, choisissez les choses où il se révèlera payant de donner plus. Et pour le reste, faites ce qui est demandé sérieusement. Mais ne rendez pas une Rolls quand on vous demande une 2 CV. Car cela pourrait même se retourner contre vous à l’heure où la productivité est importante. Et vous allez vous épuiser inutilement.

Arrêter de vouloir être numéro 1 à tout prix

Etre compétiteur, pourquoi pas ? Mais ne vous en rendez pas malade pour autant si la reconnaissance de votre talent n’est pas toujours au rendez-vous. Faire un travail de qualité, traiter des dossiers passionnants, régler un problème complexe, contribuer à la bonne ambiance de l’équipe, sont autant de satisfactions à savoir apprécier.

Partir

Il s’agit sans doute du dernier recours. Néanmoins, si vous avez déjà tout essayé, il est peut-être temps de songer à quitter un environnement toxique. La santé avant tout ! 

Et maintenant, voici mon meilleur conseil pour combler à coup sûr son besoin de reconnaissance.

Ma meilleure astuce : faire les choses avant tout pour soi

J’entends souvent « trop bon.ne, trop con.ne ». Et derrière cette reflexion se cache un désir de reconnaissance non comblé, au travail ou ailleurs. Et s’il fallait juste faire les choses avant tout pour soi pour éviter cette frustration ?

Par exemple :

  • Vous avez fait un travail qui a été en partie ignoré ? Et bien cela vous a permis de récupérer une expertise supplémentaire qui vous sera certainement utile par la suite. 
  • Vous travaillez autant la forme que le fond sur votre présentation car vous aimez les choses qui ont de l’allure ? Et bien, faites-vous plaisir si on vous en laisse le temps
  • Vous avez donné un coup de main à un collègue qui n’a pas pensé à vous remercier ? Et bien réjouissez-vous d’être une belle personne et d’être en accord avec vos valeurs.

Vous avez des qualités, des connaissances, des compétences. Alors soyez la première personne à les reconnaître ! Et ainsi, vous pourrez combler votre besoin de reconnaissance, indépendamment des autres.

Agis avec gentillesse, mais n'attend pas de la reconnaissance.

Confucius

Reconnaissance au travail : pour conclure

La reconnaissance au travail est essentielle pour une bonne qualité de vie au travail. Et pour cause, quand elle fait défaut, le risque d’isolement, stress, dépression, voire burn-out peut rapidement faire son apparition. 

Alors, pour préserver notre santé mentale, donnons-nous les moyens de la reconnaître quand elle est présente ou allons chercher cette reconnaissance ailleurs. A savoir dans d’autres domaines, environnements ou, encore mieux, en nous.

J’espère que cet article vous aura été utile et vous aura plu. 

En fait, il fait partie d’un événement inter-blogueurs sur le thème de la reconnaissance. Je remercie d’ailleurs Nicolas, du blog Développersaconfiance.com pour l’avoir organisé. 

Pour finir, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, vos expériences ou questions. J’y répondrai avec plaisir.

Au plaisir de vous lire.

Sophie

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3 Comments

  1. Pingback: Comment satisfaire son besoin de reconnaissance : événement interblogueurs 2022 - Développer sa confiance en comprenant son cerveau 🧠

  2. Est ce qu’on peut dissocier la reconnaissance au travail de la reconnaissance personnelle? Je veux dire, si le personnel ne va pas bien, le pro non plus, n’est ca pas?

    1. Sophie Willocquet

      Bonjour Patrick. Merci pour cette question. En fait, si l’un peut effectivement avoir un impact sur l’autre (quand nous ne nous sentons pas bien, cela peut se propager dans les autres domaines de notre vie), ce n’est pas toujours le cas. En effet, par exemple, vous pouvez à la fois recevoir toutes les récompenses, augmentations et autres primes dans votre travail et manquer complètement de confiance dans le domaine personnel. Parce que votre conjoint vous dénigre, ou parce que vous ne vous sentez pas à la hauteur en tant que parent ou parce que vous êtes célibataire depuis trop longtemps… Et si vous pouvez supporter d’être reconnu.e dans un seul domaine (même si la situation de non reconnaissance dans les autres vous blesse), le danger vient quand la situation devient plus compliquée dans ce dernier. Vous n’avez plus grand chose auquel vous raccrocher. Donc, en résumé, oui il peut y avoir un effet « contagion » mais ce n’est pas toujours systématique. Belle journée.

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