Timidité : 10 raisons qui nous empêchent de parler aux autres

Timidité : 10 raisons qui nous empêchent de parler aux autres

La timidité ou quand parler aux autres devient un véritable challenge. En fait, selon Cerveau & Psycho, une personne sur deux se déclare timide. Bien sûr, l’intensité de la timidité n’est pas la même d’une personne à l’autre. En effet, dans le langage courant, la timidité va de la simple gêne à la phobie sociale.

Mais d’où vient ce fameux comportement ? Et finalement, qu’est-ce qui nous empêche de parler aux autres ?

En voici 10 raisons qui feront certainement écho en toi si tu fais partie des 50% de la population concernés. Mais pas de panique. Il existe des solutions pour chacune.

Timidité : difficulté à parler aux autres - femme gênée se mordant la lèvre
Eleatell de Pixabay

1 – C’est un.e enfant timide

Peut-être te l’a-t-on répété alors que tu étais enfant : « Tu es timide ».

Et bien, bonne nouvelle, ce n’est pas irréversible. En effet, la timidité n’est pas un trait de caractère inné. Et de ce fait, elle ne définit pas ce que tu es ou deviendra par la suite. D’ailleurs, je peux en témoigner. En effet, je suis une ancienne timide maladive. Je pouvais à peine parler et, quand je le faisais, je bafouillais et rougissais.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

Tout simplement que tu ne peux pas non plus t’en servir comme excuse. Assurément, tu as en toi les moyens de sortir peu à peu de cette timidité qui te handicape.

Alors commence doucement, étape par étape, en te lançant quelques défis progressifs. Dire bonjour en croisant le regard des personnes, demander aux personnes comment elles vont, pratiquer le « small talk » ou l’art de parler de tout et de rien (ex : la météo).

2 – Laisse parler les grands

C’est une remarque que certains parents peuvent faire et qui, malheureusement, peut laisser des traces en nous une fois adultes. Et surtout si l’expérience s’est répétée.

Mais aujourd’hui, tu as toutes les bonnes raisons de parler. D’une part, tu n’es plus un.e enfant. Et d’autre part, tu as le droit d’intervenir et de t’exprimer. Alors autorise-toi à le faire.

Timidité, quand on se sent seul.e dans la foule - jeune femme seule au milieu d'une foule dans la rue
Grae Dickason de Pixabay

3 – Ne parle pas aux inconnus

Une autre phrase répétée à l’envie par les parents. Et elle a effectivement toute sa place dans l’éducation.

Simplement, si elle n’a pas été expliquée plus que ça, elle laisse en nous l’impression que tout ce qui est inconnu est dangereux.

Or, aujourd’hui, tu es à même de définir, dans la plupart des cas, ce qui peut réellement représenter un danger pour toi. Si cela peut t’aider à surpasser cette peur, tu peux, par exemple, observer la personne avant de l’aborder. Mais tu peux aussi, par exemple lors d’une soirée, aller vers celles qui te semblent plus abordables, bienveillantes. Ou encore, demander à des amis de te présenter en prenant soin de déclarer ce que vous avez en commun. Il sera alors plus facile pour toi d’entamer une conversation.

4 – Peur du ridicule

Gaffeur en série ? Mais finalement, est-ce si grave ?

En fait, il existe plusieurs moyens de désamorcer une bombe que l’on vient de lancer. Tout d’abord, tu peux présenter tes excuses en évoquant ta méconnaissance. Et ensuite, tu peux aussi utiliser l’humour et rire de toi et de ta maladresse. Cela devrait détendre tout le monde. Alors, à la prochaine gaffe, pas de panique.

Et si c’est la peur d’être ridicule en posant une question, sache que tu rendras certainement service à ceux qui n’ont pas osé. En plus, cela fait de toi quelqu’un de courageux. Et si tu veux des astuces pour lutter contre cette peur, je t’invite à lire “6 conseils pour vaincre la peur du ridicule“.

Fillette timide se cachant le visage - quand parler aux autres devient une épreuve
Alberto Adán en Pixabay

5 – Peur de ne pas être suffisamment intéressant.e

Qui a prétendu que nous devions être intéressant.e 24h/24 ?

En fait, c’est tout simplement impossible. Et d’ailleurs, la plupart des conversations sont finalement très légères.

En effet, discuter ne sert pas à montrer ses connaissances ou son intelligence (sauf pour les personnes pédantes et/ou manquant de confiance en elles).

En fait, en conversant, nous cherchons surtout à nous intégrer et à attirer la bienveillance de l’autre. Car l’humain n’est en cela pas différent de l’animal. En effet, il a conscience qu’on est plus fort en groupe.

Alors, pour un premier contact, on évite les sujets polémiques et on se contente de conversations légères (météo, programme télé, l’actualité…).

6 – Peur de déranger

Nous avons parfois peur de déranger en lançant une discussion.

D’ailleurs, c’est parfois vrai. Et les signes sont plutôt clairs. En effet, pour nous le faire comprendre, la personne évite de nous regarder et répond à peine.

Alors pour éviter ce type de désagrément, on évite les moments où les personnes sont surchargées et/ou préoccupées. Et, pour se faire « adopter », on préfère les moments plus calmes ou simplement de pauses « officiels ». Ainsi, les personnes en face de nous seront plus réceptives à notre appel du pied.

7 – Peur de ne pas être à la hauteur

J’ai déjà évoqué précédemment la peur de ne pas être suffisamment intéressant.e.

Néanmoins, ce n’est pas la seule problématique quand il s’agit de se sentir à la hauteur.

En fait, il s’agit parfois d’un complexe d’infériorité. En effet, il n’est pas toujours évident d’aborder une personne experte, pleine de diplômes ou populaire, voire célèbre ou encore ayant un poste important. Dans ces cas-là, tous nos doutes reviennent.

Et pourtant, cette personne est humaine et tu pourrais bien avoir des points communs avec elle. En outre, célèbre ou experte, peu importe, nous avons tou.te.s besoin des autres.

Alors plutôt que de te focaliser sur ce qui te différencie d’elle, sois plutôt attentif à ce qui te rapproche d’elle.

Timidité ou l'impression de ne pas être entendu ou écouté - mime criant
Mohamed Hassan de Pixabay

8 – On ne m’écoute jamais

Peut-être est-ce parce qu’on ne t’entend pas ?

Pas toujours facile d’être timide ou introverti, n’est-ce pas ? En effet, pas d’éclat de voix ou de rire tonitruant pour toi. En fait, ta voix est plus calme, ton comportement plus posé. Ce qui te donne parfois l’impression d’être une petite souris ou de te confondre avec le papier peint.

Néanmoins, ne désespère pas. Il existe des solutions pour te rendre visible. Par exemple, dans un premier temps, tu peux choisir de t’exprimer auprès d’une partie du groupe. Tu seras ainsi plus à l’aise pour t’exprimer par la suite auprès du groupe complet. Et d’ailleurs, il pourra même arriver qu’on demande ton avis. En effet, parfois, il vaut mieux parler peu mais bien plutôt qu’à tort et à travers.

9 – Peur du rejet

Tant que tu ne t’exprimes pas, que tu restes dans l’ombre, tu es assuré.e d’être accepté.e. En tout cas, c’est ton impression. Alors pourquoi prendre le risque de tout perdre et de te retrouver seul.e, isolé.e.

Mais n’as-tu pas envie parfois d’être davantage que toléré.e ou spectateur ?

En fait, personne ne s’attend à ce que tu sois d’accord sur tout. Par contre, effectivement, si tu n’as aucun point commun avec les personnes avec qui tu te trouves, tu n’es peut-être pas avec celles qui te conviennent.

Néanmoins, il est vrai que tu n’as pas toujours le choix. Par exemple, dans le cas de soirées d’entreprises.

Alors, dans ce cas, pour éviter les faux pas, choisis certains sujets peu risqués mais ne t’empêche pas de t’exprimer pour autant.

Et surtout ne limite pas ta vie sociale à ces personnes. Tu trouveras toujours des personnes avec qui tu prendras plaisir à échanger. Ainsi, si tu as une passion, un centre d’intérêt, rejoins des groupes et ateliers correspondants.

Homme interviewé s'essuyant le front avec un mouchoir
Mohamed Hassan de Pixabay

10 – Peur d’être l’objet de l’attention

Souvent dans l’ombre, nous sommes parfois surpris de devenir le centre d’intérêt. Et dans ces moments-là, devant cette attention soudaine et inattendue, nous nous sentons autant à l’aise qu’un lapin pris dans les phares d’une voiture. Pris d’une soudaine paralysie, le rouge aux joues et la sueur qui commence à perler sur le front.

Pas de panique.

Plusieurs options s’offrent à toi. Par exemple, tu peux avouer ton malaise. Certain.e.s se reconnaîtront en toi et cela peut t’attirer de la sympathie.

Et dans tous les cas, prends quelques respirations profondes. Cela te permettra de reprendre, au moins en partie, ton calme. Puis lance-toi.

Finalement, que risques-tu ? Si on te demande d’intervenir, cela signifie que cela intéresse. Et c’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Alors, t’es-tu reconnu.e dans ces situations ? As-tu déjà essayé l’une des solutions évoquées ? Ou as-tu également trouvé des moyens de dépasser ta timidité et de parler aux autres ?

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Au plaisir de te lire.

Sophie

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